Pour le magazine "Entreprendre" (www.lafontpresse.fr)
Dossier Finances: BAC Partenaires Gestion
"Les Business Angels des cités"
Il est des entrepreneurs qui se plaisent à croire qu’il est bon de « donner du sens à l’argent » en le mettant « au profit du développement économique d’un territoire ». Aziz Senni en fait partie. Entrepreneur et auteur du livre « L’ascenseur social est en panne, j’ai pris l’escalier » (en 2005), il a fondé en mars 2007 le « Business Angels des Cités », premier fond d’investissement dédié aux banlieues. Désireux de mutualiser des compétences et des valeurs financières pour en faire profiter des entrepreneurs issus de banlieue, il a su s’entourer des plus grands chefs d’entreprises (patrons du CAC 40, fonds d’investissements les plus importants de France) dont les valeurs humaines rejoignaient les siennes : le rêve, l’ambition, le travail et le partage … BAC est doté à ce jour d’un capital de 5M€ (20M€ d’ici fin déc. 2009).
Sous réserve qu’ils soient issus d’une ZUS ou qu’ils souhaitent y implanter leur entreprise, BAC propose à des entrepreneurs d’investir dans le capital de leur entreprise (de 30 000 à 300 000 €), mais aussi de leur fournir une expertise et l’accès à un réseau relationnel, grâce à l’accompagnement d’un parrain bénévole issus de la communauté des 80 investisseurs de BAC.
BAC : Comment ça marche ?
Chaque entrepreneur doit tout d’abord s’inscrire en ligne pour participer à un « Speed Business Meeting », au cours duquel il aura 15 mn pour présenter les grandes lignes de son entreprise, quel qu’en soit le degré d’avancement. Le jury s’attachera à apprécier les compétences de l’entrepreneur et de son équipe ainsi que la pertinence du projet économique avant d’émettre son avis pour l’accompagner. Si le projet est retenu, l’entrepreneur sera alors conseillé et suivi jusqu’à sa présentation devant le comité d’investissements qui émet à son tour un avis.
Mais BAC s’adresse aussi aux professionnels de la finance et aux « business angels » (à titre privé), désireux d’effectuer un « placement socialement responsable », en investissant au minimum 50 000 €. Tout en bénéficiant d’avantages fiscaux, c’est leurs savoir-faire et leurs valeurs qu’ils transmettent à l’entrepreneur en devenir, sur une période pouvant s’étendre de 3 à 7 ans.
Depuis son fonctionnement effectif en janvier 2008, c’est quelques 1,350 M€ qui ont pu être investis dans les 8 projets retenus sur les 200 présentés jusqu’à ce jour. BAC compte 2 salariés et 4 bénévoles fortement impliqués : Olivier Mirat (membre du directoire de BAC), Alain Joly (ancien président du groupe Air-liquide), Gilles Cahen Salvador (président du conseil de surveillance de LBO France) et Aziz Senni (fondateur d’ATA France).
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« INAYA » alias Alter Natives, bel exemple de réussite. Parce que les banques étaient réticentes à lui prêter la somme dont il avait besoin pour démarrer son entreprise en 2007, Raoul Sodjinou a choisi de se tourner vers BAC pour donner vie à son rêve : « créer une passerelle entre les cultures de beauté ». En innovant dans « le premier concept haut de gamme spécifiquement dédié à la beauté multi-ethnique dans son ensemble », Raoul projette de s’implanter au cœur de St Denis, afin d’être au plus près de sa clientèle. Au-delà de l’apport financier que BAC a pu lui fournir (450 000 € soit 39% du capital), Raoul apprécie le regard « différent de celui de son banquier » que la société a bien voulu porter sur son projet. Le fait que le marché soit peu connu et que, justement, l’implantation soit prévue au cœur de la cité, ont séduit le comité BAC, qui a su comprendre son « business plan » et donner sa chance à ce projet novateur. Suite à l’engagement de BAC, Raoul a pu alors souscrire son prêt à la banque. Tous les vendredis, Raoul a rendez-vous avec Patrick de Giovanni (directeur associé d’APAX Partners France et membre du comité d’investissement de BAC) et Bénédicte de St Pierre (présidente du directoire de BAC) pour un bilan hebdomadaire, au cours duquel Raoul bénéficie de leurs conseils et éclairages avisés. Dernièrement, ils étaient aussi présents à ses côtés pour négocier un allègement de loyer, requête qui a pu aboutir… |
Entreprendre n°236, janvier 2010 (page 148).
Dossier Finances
Fonds d'investissement, Business Angels, à chaque entreprise sa solution...
Aux différentes étapes que connait l’évolution d’une entreprise, le recours à des fonds extérieurs peut s’avérer indispensable. Au-delà d’un prêt bancaire, quand il est accordé (!), le « capital investissement » est une solution largement adoptée par nombre d’entreprises françaises ; ce terme englobe le capital risque, le capital développement et le capital transmission ; ces capitaux sont communément appelés « private equity » par opposition aux fonds boursiers qui se réfèrent quant à eux au « public equity ».
A chaque étape son capital…
La période transitoire entre la recherche et l’industrialisation du projet est assimilée à ce qu’on appelle l’amorçage au cours duquel l’entrepreneur présentera un « business plan » à des investisseurs potentiels pour le financement d’un prototype. C’est souvent à ce stade que le réseau de « Business Angels » est sollicité (anciens créateurs et chefs d’entreprise disposés à investir non seulement des capitaux mais aussi leur expérience ainsi que leur temps).
L’étape de la création de l’entreprise s’étend de la mise en œuvre de la production à la commercialisation. Attendus que les risques encourus sont relativement élevés, tandis que le retour sur investissement va s’avérer assez long, l’entreprise aura la possibilité de faire appel au capital de risque de proximité (fonds publics, régionaux ou locaux) ainsi qu’aux Business Angels.
Au moment où l’entreprise approche ou a atteint son seuil de rentabilité mais qu’elle n’est pas en capacité de s’autofinancer ni d’avoir recours à des dettes, le capital développement semble tout indiqué pour répondre à ses besoins. Dans la même idée, si l’entreprise dégage une bonne rentabilité mais qu’elle doit faire face à de gros besoins financiers, le capital déploiement apportera les fonds nécessaires.
Enfin, lorsqu’un entrepreneur décide de passer la main ou de faire racheter son affaire, c’est le capital transmission ou retournement qu’il devra solliciter ; l’acquéreur peut être extérieur à l’entreprise (buy-in) mais un des cadres de la société peut aussi être candidat (buy-out).
… et à chaque capital sa spécificité !
Certaines sociétés se positionneront délibérément en tant qu’investisseur minoritaire dans les entreprises (Unigrains, Viveris Management) ; d’autres proposeront des fonds conséquents aux entreprises les plus ambitieuses (IXEN : 10 à 80 M€ de fonds propres par projet pour les entreprises valorisées entre 30 et 300 M€), ou en quête de transmission (Perfectis cible quant à elle les PME françaises dont la valorisation est comprise entre 10 et 45 millions d’euros), tandis que d’autres encore préfèreront opter pour des « placements socialement responsables » en se regroupant en Business Angels particulièrement pour les « capital amorçage » (Business Angels des Cités, Finance et Technologie, Business Angels du Nord…). La durée dans l’investissement est limitée et propre à chaque société (bien souvent entre 3 et 8 ans). A l’issue de cette collaboration, la sortie du capital risque peut s’effectuer de trois façons : soit l’entrepreneur cède ses titres aux actionnaires de la cible ou à des tiers soit il fait le choix de faire coter son entreprise sur le marché boursier.
Plus qu’un investisseur, un conseiller…
Au-delà de l’aspect financier, ces sociétés présentent aussi des atouts pour les entrepreneurs accompagnés, en termes de conseils, d’écoute, de management et de développement de l’activité. Fortes de leur expérience, elles savent cerner et identifier les forces mais aussi les faiblesses des entreprises qu’elles accompagnent, leur but étant de « créer de la valeur » (et pas nécessairement de rentabiliser un Taux de Retour sur Investissement…) en confrontant ce qui a besoin de l’être avec une objectivité réelle, puisqu’extérieures à l’entreprise. L’accompagnement réalisé pendant la durée de l’investissement peut s’avérer être un véritable partenariat pour divers services tels que : s’associer aux grandes décisions stratégiques, participer au conseil d’administration ou comité de direction, apporter une assistance financière lors du choix des moyens de financement et lors de la sortie, aider à la recherche de partenaires industriels.
… mais plus qu’un conseiller financier, un véritable manager !
Or donc, quel que soit le besoin financier de l’entreprise, force est de constater qu’il existe d’autre recours que celui des banques, qui, admettons-le, ne sont pas toujours en mesure de donner une réponse favorable aux entreprises, du fait parfois de l’inadéquation entre les exigences des unes et la réalité de terrain des autres. De plus, votre conseiller financier, aussi qualifié et diplômé soit-il, ne pourra jamais remplacer l’expérience et le savoir-faire acquis par un chef d’entreprise sur le terrain…
Le chargé d’affaires : l’incontournable interlocuteur…
Lourde responsabilité que celle du chargé d’affaires de chaque société d’investissement, missionné pour éplucher les dossiers de demande, et ne garder que les plus performants… Trois étapes majeures feront la différence entre plusieurs dossiers :
- l’analyse : après une ou plusieurs réunions avec l’entrepreneur et son équipe ainsi que la visite de l’entreprise (si elle est déjà créée), le chargé d’affaires étudie le « business plan » (formulation qualitative et quantitative du projet) dans lequel figureront : la finalité de l’entreprise, sa ou ses stratégie(s), ses objectifs ainsi que les moyens envisagés pour les atteindre ; la description de l’environnement et du marché ciblé ; le produit ou service commercialisé.
- l’évaluation : concernant les « capital-développement » et « capital-transmission », l’évaluation s’appuiera essentiellement sur l’historique de l’entreprise qui facilitera le diagnostic du chargé d’affaires ; s’il s’agit d’un « capital risque », elle s’attachera plutôt à différents critères tels que la cohésion du couple produit-marché, la stratégie et la compétitivité, l’équipe dirigeante, les compétences en management, les projections financières, le financement et le type d’investissement.
- la sélection : le chargé d’affaires élabore ensuite un rapport qui mettra en lumière les forces et les faiblesses de l’entreprise et qui sera lu par les instances dirigeantes du capital sollicité ; leur choix s’arbitrera autour de deux facteurs clés que représentent le risque et la rentabilité. Le rendement annuel attendu d’une entreprise ne sera pas le même selon son étape de progression : déploiement (25 %), décollage (30 à 50%) création (60%) ou amorçage (80%).
Entreprendre n°236, janvier 2010 (page 146 et 150).
Organisez vos séminaires et congrès
Vous avez dit "esprit d'équipe" ?
Créée au départ pour familiariser les enfants avec la ville de Strasbourg, « Il était une fois la ville » a étendu au fil des années son activité auprès d’un public plus large allant des collégiens aux adultes. Forte de ses 10 années d’expérience, c’est une trentaine de jeux rodés et régulièrement actualisés que la structure est en mesure de proposer aujourd’hui. Autour du jeu de piste, tout un panel de thématiques est disponible, telles que les villes, la gastronomie ou encore le vignoble d’Alsace…
Depuis plusieurs années déjà, « Il était une fois… » a élargi sa clientèle aux entreprises ; en effet, que ce soit pour « intégrer de nouveaux arrivants dans l’entreprise, accueillir des collègues d’autres régions ou encore fêter un évènement saisonnier (Noël, anniversaire etc) », pour la structure, le jeu de piste est avant tout un formidable moyen de favoriser « l’esprit d’équipe et de compétitivité dans une ambiance dynamique et conviviale hors du cadre quotidien de l’entreprise ».
Équipées de carnets de route (itinéraire, récit, plan et questionnaire) les équipes devront faire appel à leur sens de l’observation ainsi qu’à leur esprit d’initiative pour pouvoir, en plus de découvrir un site, remporter un fameux pain d’épices personnalisé (date du jeu + nom de l’entreprise), et pour les gagnants, des bouteilles de vin d’Alsace. Disponibles en plusieurs langues et accessibles à tous, ces jeux sont modulables et adaptables à différents sites ou thèmes souhaités par l’entreprise. Que vous disposiez de 2 heures (histoire de souffler entre deux réunions…) ou d’une journée entière, vous aurez la possibilité de commencer ou de finir le jeu par un verre ou un repas bien mérité…
Que ce soit à l’occasion de séminaires, congrès, team building, incentives ou de lancement de nouveaux produits, tous les prétextes peuvent être bons pour contacter votre bureau des congrès habituel ou directement la structure. Après cette activité, c’est sûr, votre secrétaire ne verra plus jamais son collègue mécanicien du même œil…
Entreprendre n°233, octobre 2009 (page 88)
Marketing: Les nouveaux outils
La monnaie numérique à la portée de tous.
WeXpay. Peut-être ne connaissez-vous pas encore ce nom aujourd’hui, mais dans quelques mois, vous le verrez chez les diffuseurs de presse de votre région et sur des milliers de sites en ligne, comme nouveau mode de paiement. En effet, « weXpay est un nouveau moyen de paiement pour payer ses achats sur Internet comme avec des espèces : sans avoir à donner d'informations personnelles (la transaction est donc anonyme), sans avoir de compte bancaire, sans risque de fraude, en toute simplicité, idéal pour effectuer des petits paiements. weXpay se présente sous la forme d’un code à 16 caractères que vous pouvez utiliser pour payer vos achats sur les sites Internet. » Un code peut être utilisé autant de fois que nécessaire jusqu’à épuisement de sa valeur totale. A l’inverse, pour des achats plus importants, vous pouvez cumuler plusieurs codes ; ils ont une validité de un an (renouvelable un an sur simple demande). Enfin, vous pouvez choisir un code à usage libre ou restreint si vous souhaitez l’offrir à vos enfants par exemple. Pour changer vos espèces en monnaie numérique weXpay (=code), deux possibilités s’offrent à vous :
- vous vous rendez dans un point de change proche de chez vous (bureaux de tabac, presse) où, après avoir donné le montant que vous souhaitez échanger, vous recevez un ou plusieurs codes weXpay (la liste des points de change ainsi que leur adresse est disponible sur le site de www.wexpay.com). Vous pouvez changer entre 5 et 31 € par code. Cette formule est idéale pour les personnes qui n’ont pas de compte bancaire mais qui souhaitent acheter en ligne.
- si vous disposez d’une carte bancaire, vous avez aussi la possibilité d’aller sur le site guichet de weXpay (www.wexpay.com); là, aucune information personnelle ne vous est demandée, si ce n’est votre numéro de carte bancaire. Ainsi, en toute sécurité, vous pouvez échanger jusqu’à 150 € (aucune commission retenue) par code weXpay. Ensuite, il vous suffit de vous rendre sur un des sites partenaires de weXpay pour effectuer vos achats en ligne en toute confidentialité.
Pour les sites marchands aussi weXpay est une révolution: économique, capable d’opérer des paiements à partir du centime d’euro, il permet de toucher une nouvelle clientèle. De plus il s’installe en quelques dizaines de minutes sans contrat VAD et offre une garantie totale de paiement.
Bien que l’idée de lancer ce nouveau moyen de paiement ait vu le jour en 2000 et qu'un premier brevet ait été déposé en 2003, ce n’est qu’en 2006 que la société a été créée. Depuis, elle n’a cessé d’évoluer et de se développer ; aujourd’hui, elle n’attend plus qu’un agrément officiel de la banque de France pour mettre weXpay à disposition des grands sites marchands, ce qui devrait être chose faite dès septembre 2009 (weXpay deviendra ainsi la première société Française émettrice de monnaie numérique). Néanmoins, weXpay n’a pas attendu pour déployer une stratégie de partenariat avec plusieurs acteurs majeurs du commerce en ligne.
Pour se mettre à la portée des internautes, weXpay s'appuie sur un réseau qui comptait déjà 3500 points de change en août 2009 et ils seront 10 000 d’ici la fin de l’année. Grâce aux capitaux importants investis pour son développement, weXpay (qui compte aujourd’hui 16 salariés) dispose des moyens de son ambition qui est d'imposer un nouveau standard de paiement Internet.
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Pouvoir payer les petites sommes, au centime près. Pour weXpay, chaque centime compte. Chaque internaute aussi… titulaire d’une carte bancaire ou pas d’ailleurs ! Terminé les « exclus » des achats en ligne. Les jeunes, comme les personnes âgées, ne s’en plaindront certainement pas. Les uns, parce que trop jeunes pour détenir un compte bancaire, les autres parce que méfiants de divulguer des données personnelles sur la toile… Sans oublier ceux qui ne dépensent que de petites sommes pour télécharger de la musique, des films, imprimer des photos, lire un article payant… Ils sont comme ça chez weXpay, ils donnent de l’importance aux centimes, à ceux qui se démarquent des masses de « cyber-acheteurs », à tous ceux pour qui un sou est un sou et qui comptent bien ne pas dépenser plus que nécessaire… en tout cas sur le net ! |
Entreprendre n°233, octobre 2009 (page 160)
Des mots pour le dire ...


